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Les bénéfices de l’activité physique pendant la grossesse

L’activité physique regorge de nombreux bienfaits reconnus. Ces activités sont aussi possibles chez la femme lorsqu’elle est enceinte.

En cas de grossesse normale, si une activité physique est bien adaptée et pratiquée en douceur (modérée en intensité), « cela limite les risques de complications et apporte détente et bonne forme physique. Les études montrent de nombreux effets positifs de l’activité physique sur : le contrôle du poids et la condition physique. L’humeur, le bien-être et l’état d’anxiété, les nausées, le diabète gestationnel, la douleur, la fatigue et la constipation », rassure Dr Damien Ekoué-Kouvahey, Médecin du sport.

Quelles précautions prendre ?

Avant toute chose, on doit obligatoirement consulter le médecin, le gynécologue ou la sage-femme qui suit la grossesse pour vérifier que l’activité sportive habituelle n’est pas contre-indiquée.

« De manière générale, en termes de fréquence, il est déconseillé de réaliser deux jours de suite des activités physiques d’intensité élevée. Plutôt favoriser des activités physiques douces. Pour vérifier cela, on doit être capable de pouvoir parler pendant toute la durée de l’effort. Ne pas aller au-delà des limites : dès qu’on sent un quelconque essoufflement, savoir ralentir », conseille Dr Ekoué-Kouvahey.

A partir du 5è mois de grossesse, il faut éviter le vélo et la course à pied. D’après Dr Ekoué-Kouvahey, certains sports sont formellement déconseillés et ce, dès le début de la grossesse. A savoir, tous les sports susceptibles de provoquer des secousses, des chocs, des chutes et de la fatigue : des sports de combat, l’équitation, l’aérobic, l’escalade, l’athlétisme, les sports d’équipe (volley-ball, hand-ball, basket…).

Quelles activités sont préférables ?

Pour les femmes déjà sportives avant la grossesse, « il est préférable de réduire l’activité physique habituelle tout en maintenant des activités douces et de renforcement musculaire permettant de conserver une bonne condition physique », conseille le médecin du sport.

Pour les femmes non sportives avant la grossesse, « une incitation à la pratique d’activité physique légère est souhaitable mais sans programmes exigeants. Il est conseillé de commencer par 15 minutes d’exercices continue, 3 fois par semaine pouvant aller jusqu’à 30 minutes d’exercices continues 4 fois par semaine », propose Dr Ekoué-Kouvahey.

La marche et la natation sont les deux activités particulièrement conseillées pendant la grossesse.

« Avec la marche, on peut facilement doser ses efforts en adaptant la durée et la difficulté de la marche. En fin de grossesse, il faut ralentir et multiplier les pauses. Il faut de bonnes chaussures qui maintiennent les chevilles, et éviter les terrains accidentés (risque de chute) et veiller à maintenir son dos bien droit (le centre de gravité se modifie au fur et à mesure de l’avancée de la grossesse) », recommande le spécialiste.

« La natation tonifie les muscles et assouplit les articulations. Elle soulage les problèmes veineux et les lombaires. Évidemment, il ne faut pas plonger, ne pas faire d’apnée prolongée ni de compétition.  Le dos crawlé est à privilégier (la brasse tend à creuser les lombaires et à accentuer les douleurs dorsales). L’aquagym et les préparations à l’accouchement en piscine sont d’excellentes activités », indique le médecin du sport.

Parmi les autres sports possibles : la gym douce (étirements, assouplissements, relaxation), la danse classique ou rythmique à condition de ralentir le rythme et de supprimer les sauts, la bicyclette avec modération sur route tranquille et stable.

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