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« Il est peu probable que le continent mette fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030 » (OMS)

« Il est peu probable que le continent mette fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030 », selon une analyse de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L’institution explique en effet que l’Afrique a certes, réalisé des progrès considérables dans la lutte contre le VIH au cours de la dernière décennie, mais « de nombreux pays ont pris du retard par rapport aux principaux objectifs intermédiaires d’élimination de la maladie et les difficultés liées à la COVID-19 ont aggravé la situation ».

Le continent africain a réussi à réduire de 43 %, le nombre de nouvelles infections et diminuer de près de moitié, le nombre de décès liés au sida.

Pour atteindre l’objectif du Programme de développement durable à l’horizon 2030 visant à mettre fin au sida, les pays devraient faire en sorte d’ici à 2025 que : 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique (objectif 1) ; 95 % des personnes qui connaissent leur statut sérologique soient placées sous traitement (objectif 2) ; et 95 % des personnes qui reçoivent un traitement suppriment leur charge virale (objectif 3).

Un tableau de bord publié le 7 décembre 2021 lors de la Conférence Internationale sur le sida et les Infections Sexuellement Transmissibles en Afrique tenue à Durban en Afrique du Sud, les pays de la Région africaine indiquent que 87 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 77 % sont placées sous traitement et 68 % ont désormais une faible charge virale.

« Jusqu’à présent, seuls neuf pays (le Botswana, Cabo Verde, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, le Nigéria, l’Ouganda, le Rwanda et le Zimbabwe) sont en bonne voie pour atteindre les objectifs 95-95-95 d’ici à 2025 », fait savoir l’OMS.

« Ce tableau de bord est un signal d’alarme lancé aux gouvernements africains pour qu’ils restent concentrés sur l’éradication du sida », a indiqué la Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « La COVID-19 a rendu encore plus difficile la lutte contre le VIH, mais un virus ne doit pas prendre le pas sur un autre. Nous devons lutter simultanément contre la COVID-19 et contre le VIH », a-t-elle ajouté.

« L’Afrique a déjà réalisé d’immenses progrès, et nous savons comment mettre fin au sida. Mais à moins que les gouvernements n’accélèrent le rythme, n’augmentent les ressources et ne s’engagent à renforcer leurs systèmes de santé fragiles, nous ne parviendrons pas à parcourir la dernière ligne droite », a-t-elle fait savoir.

Selon l’OMS, les mesures clés pour amplifier la dynamique de lutte contre la maladie comprennent l’élargissement de l’accès au traitement et aux soins du VIH, notamment la décentralisation des services vers la base et l’élimination du paiement par les usagers pour l’accès à des services clés, la hausse du financement national des programmes de lutte contre le VIH par les gouvernements et le renforcement de la lutte contre la stigmatisation et la discrimination afin que les personnes nécessitant des soins n’aient pas peur de chercher à se faire soigner.

La Rédaction

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