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Togo : De plus en plus de PVVIH victimes de discrimination brisent le silence

Une image de la présentation des données

Au Togo, les langues se délient au sujet des cas de discrimination  liés au Vih/Sida. Entre 2020 et 2021, les actes de stigmatisation et de discrimination envers les personnes vivant avec le Vih (PVVIH) enregistrés par l’Observatoire des Droits Humains et VIH (ODH et VIH) sont passés de 223 à 419, soit une progression de 67 %. Des victimes qui sollicitent davantage les services de la justice et de la police.

Ces données contenues dans le rapport 2021 de l’Observatoire, ont été publiées ce mardi 1er mars à Lomé par le Réseau des Associations de Personnes Vivant avec le VIH au Togo (RAS+Togo) au cours d’une cérémonie qui a connu la présence du secrétaire permanent du CNLS Prof Vincent Pitché, des responsables des droits de l’Homme, et du représentant pays de l’ONUSIDA, Dr Eric Verschueren.

Selon le rapport présenté par le coordonnateur de RAS+, Dr Amen Hlomewoo, ces actes discriminatoires sont enregistrés non seulement en famille, mais également en milieu médical, professionnel, social, sans oublier l’auto stigmatisation.

La majorité des victimes de stigmatisation/discrimination sont des femmes (75 %) contre 25 % pour les hommes. Au rang des catégories de discrimination et de stigmatisation, figurent les violences physique, psychologique, verbale, sexuelle et économique.

Le document met également en lumière les activités de prévention et de plaidoyer de l’ODH et VIH effectuées au cours de l’année 2021. Au total 31 émissions radio/télé ont été enregistrées, 50.261  personnes touchées par des activités de sensibilisation par les bénévoles, 291 prestataires de soins et des gestionnaires de services de santé sensibilisés, et 53 leaders communautaires formés.

Les officiels lors de la présentation du rapport

Le Prof Vincent Pitché a salué la qualité du rapport qui prend en compte aussi bien les données quantitatives que qualitatives avec la parole donnée aux personnes victimes de discrimination. Selon lui, la hausse des cas de dénonciation des actes de stigmatisation est le fruit du bon travail qu’effectue l’Observatoire a qui il a dressé ses félicitations.

Il faut souligner que la publication de ce rapport intervient à l’occasion de la célébration de la journée « zéro discrimination » placée cette année sous le thème « abolissons les lois discriminatoires, adoptons des lois protectrices ». Une journée qui selon l’ONUSIDA, met l’accent sur les possibilités d’informer la population et de promouvoir l’inclusion, la compassion, la paix et de créer un mouvement de solidarité internationale afin de mettre fin à toutes formes de discrimination.

Pour rappel, l’Observatoire a pour mission de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux de lutte contre le VIH/Sida par une amélioration du respect des droits des PVVIH, des PS et des HSH. Il œuvre également dans la production de l’information factuelle, objective et fiable sur les cas de violation des droits humains et de la qualité des soins contre le VIH/Sida.

David S.